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Comment apprendre à dire non en 4 étapes ?

Dire « oui » ou dire « non » semble toujours compliqué. Aujourd’hui, nous allons voir ensemble l’impact que peuvent avoir un oui et un non en termes de gestion de votre temps. Nous verrons également l’importance d’apprendre à dire non, et pourquoi c’est essentiel pour mieux savoir dire oui ensuite. Mon but avec cet article est très simple : pour ceux d’entre vous qui souhaitent gagner du temps, je vais vous apprendre en 4 étapes comment dire non. Pour ceux qui disent toujours oui, vous allez comprendre ce qui vous pousse à agir ainsi.

 

Pourquoi est-ce que nous disons oui

Pour le plaisir immédiat 

Notre cerveau est programmé pour rechercher du plaisir immédiat. Qu’est-ce qui se passe lorsque nous disons non ? La première pensée qui nous vient à l’esprit, est que dire non est quelque chose de négatif, ce qui va complètement à l’encontre de notre recherche de plaisir immédiat. Pour ceux qui ont assisté à mon séminaire ou lu mon article sur la procrastination, il s’agit exactement du même principe, du même mode de fonctionnement. Le cerveau nous ment, nous envoie des signaux nous disant que refuser quelque chose va à l’encontre de notre besoin de plaisir. Lorsque nous disons non, nous ressentons automatiquement quelque chose de négatif sur le plan émotionnel.

Nous avons donc tendance à dire oui, et cela est lié à plusieurs peurs :

  1. La peur du rejet. Non pensons très souvent que si l’on refuse de rendre un service ou bien d’exécuter une tâche, notre interlocuteur nous rejettera parce que nous ne lui avons pas fait plaisir. Cette peur prend souvent le pas sur le reste, elle passe avant votre propre désir. Au fond de vous, vous savez qu’il faudrait que vous disiez non, mais vous craigniez les conséquences de ce refus. Vous acceptez donc la demande qui vous a été faite, peu importe le oui et peu importe ce que cela implique : lorsque nous disons oui, nous nous sentons utile. C’est un cercle vertueux : on pense qu’on va faire plaisir à l’autre et cela nous apporte un sentiment de satisfaction. Il n’y a malheureusement rien de rationnel dans cette réflexion, c’est l’émotionnel qui prend le dessus, et ce sentiment positif et valorisant va finir par s’estomper.
  2. La peur de passer pour quelqu’un d’égoïste. Dans notre société, nous considérons que le faite de dire non est un acte égoïste. Par principe, nous pointons du doigt les personnes égoïstes et valorisons celles qui sont dans le partage. Ce sont des choses que l’on nous inculque depuis tout petit (partager ses jouets avec ses frères et sœurs, par exemple). Mais il y a une chose que l’on ne nous apprend pas : l’égoïsme peut avoir du positif. Si nous acceptons de faire quelque chose pour faire plaisir, mais que cela va à l’encontre de nos besoins, que c’est trop chronophage par rapport à nos projets, alors être égoïste peut avoir du bon. Si vous dites non à quelqu’un parce que vous aviez prévu de passer du temps avec vos enfants, par exemple. Si vous acceptez et dites oui à cette demande, et y passez du temps, c’est autant de temps que vous ne passerez pas en famille ; ce qui n’est bon ni pour vous, ni pour vos enfants. Il faut savoir faire la différence entre l’égoïsme néfaste, et l’égoïsme positif.

Par peur de l’affront

Dans le milieu professionnel, il est généralement mal vu de dire non à une demande. Nous avons peur que la personne le prenne mal, ou se mettre en colère. Nous craignons de générer un conflit, de la frustration chez l’autre, nous nous sentons coupable de ne pas rendre service, de ne pas être utile. Nous appréhendons également que ce refus impacte la suite de notre carrière, que la personne fasse appel à quelqu’un d’autre, d’être remplaçable. Nous pensons aussi que notre interlocuteur risque de se fâcher, et nous avons une tendance naturelle à éviter les conflits. Alors que dans la plupart des cas, vous vous rendrez compte que lorsque vous commencerez à dire non, rien ne se passera. Vous ne serez pas mis au placard et les relations ne vont pas se dégrader. Nous nous créons nous-mêmes des peurs limitantes.

 

Par crainte de ne pas être aimé 

Enfin, l’une des peurs principales qui nous freine, qui est la motivation principale à dire oui : la peur de ne pas être aimé si nous disons non. C’est une peur paralysante : j’ai peur de ne pas être aimé, donc je vais dire oui, c’est un réflexe de survie.

Je vais vous expliquer mon point de vue sur cette peur limitante : si vous dites oui parce que vous craignez de ne pas être aimé, mais qu’au final vous ne parvenez pas à faire ce pour quoi vous vous êtes engagé, vous vous retrouverez dans une situation bien plus désagréable que si vous aviez dit non au départ. Vous vous chercherez des excuses auprès de la personne, vous devrez lui expliquer que vous pensiez pouvoir l’aider mais que vous n’y êtes finalement pas parvenu. Réfléchissez maintenant à ce que pensera cette personne la prochaine vous que vous allez lui dire oui. Est-ce qu’elle va considérer que vous pouvez tenir vos engagements ? Est-ce qu’elle va vous prendre au sérieux et juger que votre oui est un oui engagé ?

Prenons un exemple de la vie quotidienne : votre compagne ou votre compagnon vous appelle pour vous demander de faire une course à la sortie du travail. Vous savez que vous serez juste niveau temps, mais vous acceptez pour lui faire plaisir. Finalement, vous partez du travail un peu tard, il y a des bouchons sur la route, et vous arrivez alors que le magasin est déjà fermé. Vous lui expliquez la situation et vous excusez, mais c’est quelque chose qui est déjà arrivé à plusieurs reprises. Le jour où il ou elle vous demandera un service, ou bien vous demandera tout simplement si vous l’aimez, qu’allez vous répondre ? Oui, tout naturellement. Le problème est qu’il ou elle risque de penser que ce oui n’est peut-être pas si sincère. Pourquoi ? Parce que vous avez dit oui à plusieurs reprises à des choses que vous n’avez finalement pas fait. Un oui pour faire plaisir, qui n’est pas un oui engagé, peut devenir négatif pour vous et pour vos relations avec les autres.

Que ce soit sur le plan personnel comme sur le plan professionnel, il est important de ne pas vous décrédibiliser.

Les raisons pour lesquelles nous avons peur de dire non sont donc : la peur de l’opposition et du conflit, la peur de générer de la frustration chez l’autre, d’être remplaçable dans des activités professionnelles, de se sentir coupable, de ne pas être utile, peur des risques promotionnels, et enfin la peur de ne pas être aimé. Gardez bien en tête que ce sont des croyances limitantes, des peurs que vous vous créez et qui vous empêchent d’avancer.

 

 

Par crainte de ne pas être aimé 

Enfin, l’une des peurs principales qui nous freine, qui est la motivation principale à dire oui : la peur de ne pas être aimé si nous disons non. C’est une peur paralysante : j’ai peur de ne pas être aimé, donc je vais dire oui, c’est un réflexe de survie.

Je vais vous expliquer mon point de vue sur cette peur limitante : si vous dites oui parce que vous craignez de ne pas être aimé, mais qu’au final vous ne parvenez pas à faire ce pour quoi vous vous êtes engagé, vous vous retrouverez dans une situation bien plus désagréable que si vous aviez dit non au départ. Vous vous chercherez des excuses auprès de la personne, vous devrez lui expliquer que vous pensiez pouvoir l’aider mais que vous n’y êtes finalement pas parvenu. Réfléchissez maintenant à ce que pensera cette personne la prochaine vous que vous allez lui dire oui. Est-ce qu’elle va considérer que vous pouvez tenir vos engagements ? Est-ce qu’elle va vous prendre au sérieux et juger que votre oui est un oui engagé ?

Prenons un exemple de la vie quotidienne : votre compagne ou votre compagnon vous appelle pour vous demander de faire une course à la sortie du travail. Vous savez que vous serez juste niveau temps, mais vous acceptez pour lui faire plaisir. Finalement, vous partez du travail un peu tard, il y a des bouchons sur la route, et vous arrivez alors que le magasin est déjà fermé. Vous lui expliquez la situation et vous excusez, mais c’est quelque chose qui est déjà arrivé à plusieurs reprises. Le jour où il ou elle vous demandera un service, ou bien vous demandera tout simplement si vous l’aimez, qu’allez vous répondre ? Oui, tout naturellement. Le problème est qu’il ou elle risque de penser que ce oui n’est peut-être pas si sincère. Pourquoi ? Parce que vous avez dit oui à plusieurs reprises à des choses que vous n’avez finalement pas fait. Un oui pour faire plaisir, qui n’est pas un oui engagé, peut devenir négatif pour vous et pour vos relations avec les autres.

Que ce soit sur le plan personnel comme sur le plan professionnel, il est important de ne pas vous décrédibiliser.

Les raisons pour lesquelles nous avons peur de dire non sont donc : la peur de l’opposition et du conflit, la peur de générer de la frustration chez l’autre, d’être remplaçable dans des activités professionnelles, de se sentir coupable, de ne pas être utile, peur des risques promotionnels, et enfin la peur de ne pas être aimé. Gardez bien en tête que ce sont des croyances limitantes, des peurs que vous vous créez et qui vous empêchent d’avancer.

 

Les raisons émotionnelles pour lesquelles nous avons envie de dire oui

C’est très simple, il suffit de revoir les raisons pour lesquelles nous avons peur de dire non, et de les transposer au oui.

 

Se sentir utile 

La première raison pour laquelle nous disons souvent oui, est pour se sentir utile. En disant oui, nous parvenons à assouvir notre besoin de reconnaissance. Une personne qui dit oui est une personne à qui l’on peut demander des services. Dire oui à quelque chose vous permettra alors de démontrer vos capacités, de prouver que vous êtes capable, de vous sentir valorisé. Dans le milieu professionnel, nous voulons nous faire bien voir pour prouver nos compétences, par peur d’être remplaçable.

Pourtant, dire constamment oui peut avoir des aspects négatifs en termes de gestion du temps. Le faire de dire oui de manière systématique alors que vous avez un emploi du temps (professionnel et personnel) bien rempli, peut au final vous mettre dans une situation gênante. Du temps passé sur une tâche est automatiquement du temps que vous ne passerez pas à faire autre chose. Par exemple, si vous acceptez à 16 heures une tâche qui vous prendra 1 h 30 alors que vous devez partir du bureau à 17 heures, vous allez perdre ces 30 minutes de votre temps, qui devaient être consacrées d’autres projets (aller récupérer vos enfants, faire les courses, faire du sport). Dire oui trop souvent, c’est prendre le risque de ne pas être en mesure de faire ce pour quoi vous vous êtes engagé.

 

  • Le stress

La deuxième raison pour laquelle nous disons oui, c’est parce que nous sommes stressés à l’idée de dire non. Pourtant, plus nous allons remplir notre emploi du temps d’évènements et d’activités que nous n’avons pas été capables de refuser, plus nous allons stresser, de peur de ne pas parvenir à tout faire. Nous devrons donc décaler, empiéter sur d’autres choses. Alors qu’en y réfléchissant, il y a plein de moments où nous refusons sans nous sentir coupable, sans même nous poser la question, parce que cela nous semble naturel. Prenons l’exemple d’un weekend de déménagement : vous avez trouvé un nouvel appartement, vous déménagez dans moins d’une semaine. C’est le weekend, vous avez prévu de faire tous vos cartons. Un ami vous appelle et vous propose d’aller boire un verre, vous déclinez son offre en lui expliquant qu’il ne vous reste que quelques jours pour préparer votre déménagement et que vous ne pouvez malheureusement pas lui consacrer de temps dans l’immédiat. A ce moment-là, vous ne vous sentez pas coupable car vous savez pourquoi vous dites non. Concentrez-vous maintenant sur la réflexion, le cheminement que vous avez fait avant de répondre à votre ami : il vous a proposé quelque chose qui n’entre pas dans votre planning, vous avez refusé sa proposition en lui expliquant que ce n’était pas le bon moment pour vous et que vous n’aviez pas de temps à lui accorder. Vous êtes-vous demandé s’il allait vous considérer comme quelqu’un sur qui on ne peut pas compter ? Comme quelqu’un d’égoïste, quelqu’un que l’on peut remplacer ? Avez-vous eu peur de ne plus être aimé par cette personne, ou bien d’entrer en conflit avec elle ?

Comment peut-on tirer une leçon de cet exemple ?

La prochaine fois que vous voudrez dire non sans oser le faire, repensez à une situation où dire non vous a semblé être naturel, être la seule option envisageable. Souvenez-vous des bonnes raisons pour lesquelles vous dites non :

  • Vous avez des choses à faire, des choses qui sont importantes pour vous, qui sont de l’ordre des intentions originelles (ajouter lien article intentions originelle). 
  • Dire oui risque de vous désorganiser. Si vous devez revoir votre planning pour essayer d’y intégrer une nouvelle tâche tant bien que mal, c’est qu’il faut refuser.
  •  Vous avez déjà beaucoup de travail et vous souhaitez prendre le temps de le faire correctement.
  • Vous avez priorisé vos tâches, défini vos priorités d’action. Tout ce qui viendra s’y ajouter reculera vos échéances.
  • Définissez et valorisez vos compétences : si on vous demande quelque chose qui n’est pas dans votre domaine d’expertise, faites-le savoir. Cela vous permet de valoriser votre position, de montrer que vous savez ce qui est de votre ressort et ce qui ne l’est pas.
  • Vous vous gardez la possibilité de dire des vrais oui. Par exemple, vous pourrez accepter d’aider vos équipes à résoudre un problème pour lequel vous savez être en mesure d’apporter quelque chose. Si vous êtes overbooké et que ce problème surgit, vous ne saurez plus où donner de la tête. Vous aurez envie de dire oui car vous savez que vous avez les compétences pour aider, mais si vous avez déjà plein de tâches à accomplir, vous ne pourrez aider personne et allez vous sentir dévalorisé. Il est important de se souvenir que le fait de dire non vous offre la possibilité de dire oui aux choses qui en valent vraiment la peine.
  • Vous avez des manageurs : gardez vos oui pour eux, ce sera plus valorisant pour votre carrière de répondre à leurs demandes plutôt qu’à celles de vos collègues.

Méthodologie pour apprendre à dire non

Nous allons maintenant voir ensemble les 4 grandes règles à appliquer pour apprendre à dire non.

Réfléchissez à vos intentions 

Est-ce que la demande qu’on vous a faite est alignée avec vos intentions originelles ? Vos intentions originelles, c’est ce qui vous fait vibrer, ce qui est important pour vous dans votre vie, sur le plan personnel comme sur le plan professionnel. Réfléchissez et décidez si ce que l’on vous demande est en ligne avec vos intentions. Cela nécessitera d’avoir pris le temps de définir et de connaitre vos intentions (insérer lien article intentions originelles).

Ressentez vos émotions 

Prenez le temps de ressentir les émotions en vous, afin d’être en mesure de répondre en pleine conscience. C’est parfois difficile au premier abord. Vous pouvez préparer une phrase et répondre à la personne qui vient vous demander quelque chose : « Est-ce que tu peux me laisser un peu de temps pour réfléchir avant de te répondre ? Si je te dis oui, je voudrais être sûr de vraiment pouvoir m’engager et de ne pas avoir à dire non au dernier moment, de ne pas te mettre dans l’embarras. Tu comprends, n’est-ce pas ? ». Il est indispensable de terminer sa phrase par : « N’est-ce pas », cela permet de ne pas laisser de porte ouverte à la personne en face. Elle ne pourra que dire oui, et cela vous laissera du temps pour réfléchir. Cela ne vous prendra pas nécessairement longtemps, 5 à 10 minutes peuvent suffire. C’est du temps que vous passerez à analyser votre ressenti : est-ce que cela correspond à mes intentions ? Est-ce que cela ne va pas représenter une surcharge de travail ? Me désorganiser ? Cela va vous permettre de réfléchir correctement. Quand vous retournerez voir la personne et lui direz que vous n’êtes pas en mesure de répondre à sa demande, elle ne tombera pas des nues et comprendra, acceptera votre refus. Vous l’aviez prévenue que si vous disiez oui, ce serait un vrai oui engageant. Vous lui aviez également signalé avoir besoin d’un temps de réflexion, pour vous assurer que vous seriez en mesure de faire les choses correctement si vous acceptiez sa demande.

Tout cela aura rendu le refus beaucoup plus simple à communiquer pour vous, et plus simple à accepter pour elle.

 

Mesurez l’impact sur votre vie 

Est-ce que vous avez bien compris et mesuré l’impact que va avoir ce oui sur votre vie, sur votre activité, sur votre gestion du temps ? Il y a deux choses à prendre en compte :

La phase émotionnelle : ce que vous ressentez à cet instant précis, avez-vous envie de dire oui ou non ?

La phase rationnelle : l’impact que ce oui aura sur mon temps au travail, sur mon temps en famille.

Il est essentiel de prendre le temps de réfléchir à ces deux phases avant de donner une réponse. Ne vous précipitez pas, ne dites pas oui ou non immédiatement. Attendez de réfléchir calmement pour pouvoir donner une réponse qui soit la plus honnête possible avec vous-même.

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